En Savoie, à l'entrée de la Maurienne, les derniers
arpents d'un vignoble séculaire ...

Nous les avons découverts en 2002, et petit à petit, en
défrichant, taillant, replantant, nous redonnons une image viticole à une partie du coteau d'Aiton.

A nos côtés des vignerons «nés » dans la vigne et, depuis 2015, deux jeunes qui s'installent ! Oui, la vigne va perdurer sur le coteau ! Et c'est bien !

Le bruit court depuis quelques années, que nous avons arrêté la vigne... et bien depuis janvier 2026, c'est vrai! Nous avons passé la main !

Des vignerons qui travaillent en bio eux aussi vont s'occuper de nos ceps sur ce beau coteau :

Le promontoire situé au confluent de l'Arc et de l'Isère, composé de terrains sédimentaires (calcaires et marnes) de structure schisteuse ainsi que son exposition plein sud sont propices à la culture de la vigne. Les vins du coteau étaient déjà réputés au  XVIII° siècle.

l'Isère  coule dans la vallée de la Tarentaise, l'Arc dans la vallée de la Maurienne, ces deux rivières délimitent un massif montagneux qui a la forme d'une poule, d'où le nom de notre ferme viticole : les sartos du bec!

 

Aux Sartos du Bec,  nous avons conservé de très vielles vignes de Mondeuse, mais nous cultivions aussi des cépages en voie de disparition tels que Persan, Douce-Noire, Etraire et même du Joubertin !…

 

Nous revendiquions une partie de nos vins en « Vins des coteaux Alpins »,

et depuis les vendanges 2017, ils étaient labellisés bio.

 

 

              La vigne, comme un jardin :

tout au long de l'année, nous prenions soin de nos parcelles : le fauchage, bien sûr, mais aussi une taille et un ébourgeonnage au printemps qui  permettait de limiter le nombre de sarments par pieds. Avec le dérèglement climatique, plus de taille en vert si l'été, (on enlevait les grappes qui pouvaient surcharger le cep), ni d'effeuillage, nous laissions les grappes à l'ombre des feuilles, elles murissaient déjà trop vite!

Les traitements appliqués à la vigne étaient à base de soufre et de cuivre, pour diminuer la dose de cuivre, nous utilisions des tisanes et décoctions de plantes. La vendange se faisait  manuellement!

Petit à petit nos pratiques bio-dynamiques ont pris de l'importance dans nos vignes. Par rapport aux problèmes causés par les fortes chaleurs estivales sur certains cépages, nous menions une réflexion avec notre collègue Cyril sur l'agroforesterie et nous continuons d'implanter des arbres sur le coteau.